Concerts & Revue de Presse

CONCERTS & REVUE DE PRESSE

 

AU SÉNÉGAL

(Publication à venir)

 

 

EN FRANCE

– Festival Les Arts dînent à l’huile (Douarnenez, 2003)

– Festival Les Arts dînent à l’huile (Douarnenez, 2005)

– Festival du Bout du monde (Presqu’île de Crozon,  Finistère, 2003)

(article publié le 10 août 2003)

« La dure vie des musiciens sénégalais

Ce grand garçon timide semble un peu perdu, assis sur une chaise au fort de Landaoudec. Désorienté, Kandara Cissokho l’est sûrement un peu. Encore peu connu au Sénégal, il s’étonne de partager l’affiche avec de grands noms de la world music. Et raconte la difficulté d’être musicien dans son pays.

Kandara Cissokho ouvre de grands yeux sur tout ce qui l’entoure. Découvrant la France pour la première fois, le joueur de kora sénégalais n’en revient toujours pas. Sur les programmes du Festival du Bout du monde, il figure sur la même ligne qu’Ibrahim Ferrer. «Quand je montrerai ça dans mon pays, je vais devenir une star…»

La kora comme héritage familial

Une star justement, Kandara Cissokho ne l’est pas encore. Né griot, il porte le même prénom que son grand-père, Kémo Soundioulou. Mais ses parents ont vite choisi de le surnommer Kandara. Pas question d’insulter la mémoire du grand-père, consacré roi de la kora en son temps, en grondant le petit-fils. Se mettant très vite à la musique, Kandara passe par le Conservatoire national de musique du Sénégal, puis devient professeur de kora. Il envisage d’ailleurs d’ouvrir prochainement une école de musique près de Dakar. «Je veux apprendre aux jeunes les bases des sons. Au Sénégal, chaque rythme joué a une signification. Ils doivent connaître le sens de la musique avant de la jouer.»

Des artistes omniprésents

Encore faudra-t-il que les jeunes musiciens puissent pratiquer leur passion. «C’est très difficile de percer là-bas, explique Kandara. Tout est contrôlé par quelques grosses entreprises et artistes célèbres et omniprésents, comme Youssou N’Dour. Beaucoup de musiciens viennent le voir en espérant un appui. Mais il arrive souvent qu’ils se fassent acheter leurs chansons. Certaines mamas préfèrent même se taire lors des fêtes plutôt que de chanter et de se faire voler leur morceau par un représentant d’une entreprise de production…» Hubert Moal, ami de Kandara et à l’origine de sa venue en France, confirme : «Ici, les intermittents ont un combat à mener. Mais on relativise en observant ce qui ce passe au Sénégal.. . La vie des jeunes musiciens y est vraiment très difficile.»

 

 

Un CD à Paris

Même pour quitter le territoire sénégalais et obtenir les visas nécessaires, ce n’est pas une sinécure. La faute à des politiques de circulation des étrangers de plus en plus dures. Kandara en a fait l’expérience et a dû trouver plusieurs dates de concert pour gagner l’autorisation de fouler le sol français.

Invité par les Arts dînent à l’huile, à Douarnenez, il a décidé de rester trois mois avant de repartir dans son pays natal. Le temps d’enregistrer un CD à Paris… et de se produire au Cabaret du Bout du monde. »

 

– Les voûtes (Paris, 2003)

 

– Festival de l’ « Usine à l’art » (Plonéour-Lanvern, Finistère, 2009)

 

 

– Concert à l’Île Yeu (Vendée, 2011)

 

– Rencontres Internationales de Harpes Celtiques  (Dinan, 2016)

Programmation du samedi 16 Juillet 2016 :
Kandara Cissokho / Le Bénéfice du Doute / Mohamed Amine Kalai / Fabius Constable / Myrdhin Quintet

Interview :

– M. Cissokho, vous êtes le petit-fils homonyme et héritier direct de Soundioulou Cissokho. Il vous a transmis cette passion. De quelle manière vous l’a t-il transmise ?

KC– Mon grand-père m’a transmis la passion de la kora comme a beaucoup de ses enfants et petits-enfants en jouant de sa kora autour d’un feu de bois et en nous expliquant des histoires autour de la kora. Le rôle de griot qu’il joue dans la famille est la chose qui m’a donné l’amour de la kora.

– La kora a-t-elle une grande place au sein de votre famille et de votre pays ?

KC– La kora fait la fierté de ma famille et celle de tout le peuple sénégalais car même dans l’hymne national du Sénégal s’écrit : «  Pincez tous vos koras, frappez les balafons. Le lion rouge a rugi, le dompteur de la brousse, d’un bond s’est élancé, dissipant les ténèbres…»

– Pouvez-vous nous retracer votre parcours et votre apprentissage de la kora ?

KC– J’étais à l’école jusqu’à mes 11 ans et j’ai appris la kora dans ma famille avec grand père le matin. L’après-midi j’allais en répétition avec le ballet  Tam tam d’Afrique et le soir avec le groupe Allalaké fondé par mon père. Le ballet Tam tam est devenu l’association KORAKOUNDA depuis 2005 dont je suis président.

– Quels sentiments ressentez-vous lorsque vous jouez ?

KC– Je me sens utile, comblé de joie de vivre mon monde.

– Que souhaitez-vous transmettre à travers votre musique ?

KC– La paix, la valeur de la famille.

– Comment beaucoup de concerts-vous votre vie de musicien au Sénégal, y faites-vous beaucoup de concerts ?

KC– Depuis 2003 je joue moins au Sénégal car je suis résident en France, mais toujours à côté de l’association Korakounda (Maison de la kora) dont je suis le président et membre fondateur

– Comment avez-vous vécu vos premières scènes françaises ?

KC– Avec beaucoup de joie parce que j’ai fait l’ouverture du festival de « Les Arts dînent à l’huile », mais aussi de stress. Quand vous vous trouvez programmé au «Festival du Bout du Monde» avec Salif Keïta, Alpha Blondy, Toma Sidibé, Manu Chao… c’est du lourd !

– Auriez-vous une anecdote ou histoire autour de la kora ?

KC– Je la garde.

 

– Prestation sur invitation lors de la promotion de l’album SOUNDFUZION 1 de K-SMILE au Ceili (Quimper, 2017)

(droits Aurélie DJEZ)

 

– Soirée sénégalaise au Tropicana (Quimper, 2017)

 

 

 

           

 

 

         

                               avec K-Smile                                                                         avec Ablaye Sane

 

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